Le Chili à vélo: Itinéraire touristique, difficile de sortir des sentiers battus…

EL CALAFATE (ARGENTINA)-PUNTA ARENAS (CHILE): 27/01/16 au 08/03/16

Pour notre dernier mois en Patagonie Australe, nous restons sur un itinéraire classique et touristique, difficile de sortir des sentiers battus: le Perito Moreno et la ville d’El Calafate, Torres del Paine et Puerto Natales et enfin le détroit de Magellan et Punta Arenas. Seul l’inattendu trekking du Cabo Froward nous réconcilie avec la Patagonie, ici, déserte de toute vie humaine.

Le Perito Moreno: impressionnant

Souvenez-vous, dans notre dernier article nous vous avions parlé de rentrer gratuitement au Perito Moreno, voici notre expérience…

Le Perito Moreno est un immense glacier se jetant dans un lac, qui se visite en aller-retour depuis El Calafate pour environ 65€ et 1/2 journée. Pour nous, ce sera 3 jours sans rien débourser!

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Panorama Du Perito

 

La première nuit fut très courte, coucher 20h30. Réveil à 3h du mat, à 4h nous passons le premier poste de Guardaparque, eux dorment bien profondément pendant que nous avons des sueurs froides… Ouf, première étape validée haut la main! Encore 30km pour atteindre le glacier et l’entrée principale, que nous devons passer avant 7h30. Le lever du jour vient enfin éclairer notre route (et oui pas de frontale pour ne pas se faire repérer!) et nous offre un panel de couleurs exceptionnel qui finit par s’évaporer pour laisser place à une belle journée…

6h30, nous prenons notre ptit déj rien que tous les 2 face au glacier. Un mur vertical de 60 mètres de haut s’élève devant nous sur une largeur de 5km. Des bruits sourds s’échappent de ces glaces millénaires, le glacier craque et se démantèle devant nous. De véritables icebergs flottent dans le lac. Impossible de quitter ce spectacle, nous restons 3 longues heures en tête à tête avec ce géant, nous sommes hypnotisés par ces glaces d’un dégradé de bleus inimaginable.

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60 mètres de hauteur

 

Seul le flux de touristes du début d’après-midi nous fera déguerpir… Encore une bonne quarantaine de kilomètres et 2 postes de Guardaparques à passer, sans problème, nous n’aurons aucun contrôle! Précisons que nous étions en vélo, et que cette technique est difficilement réalisable à pied…

Bastien prendra le temps de concocter une délicieuse confiture de calafate, la groseille locale… Le Perito, c’est gagné!!

La suite de notre route se fait plus reposante, mais pas monotone. Le vent nous contraint à chercher des abris pour dormir. Nous trouvons l’hospitalité chez les Carabineros, dans les Campamento, chez les gens, ou encore sur la place des villages…

Torres del Paine: décevant

Les Torres del Paine, c’est un parc National, très prisé par les touristes Chiliens et Internationaux. Le principal flux de touristes se dirige vers le W (appelé ainsi pour sa forme), qui permet de voir les Torres et le glacier Grey, mais il y aussi le 0, la grande boucle, celle que nous avons choisi pour marcher plus longtemps.

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Glacier Grey

 

Bon, si nous avons réussi à rentrer gratos au Perito Moreno, nous nous sommes dit que c’était les doigts dans le nez pour les Torres!

Cette fois-ci, nous laissons Théolou se reposer et faisons du stop. Le camion nous débarque à l’entrée du parc, où nous ne prendrons pas la peine de nous arrêter, nous filons directement sur le chemin.

En résumé, nous avons marché 6 jours, vu l’exceptionnel glacier Grey, couru en mode trail jusqu’au pied des Torres, impressionnants mur verticaux de plus de 1200m de haut, enfreint les règles en évitant discrètement la case « Paiement », en campant cachés dans les forêts, et en utilisant notre réchaud à essence.

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Les fameuses Torres

 

Malgré la beauté de ces 2 lieux, nous avons eu le sentiment de nous retrouver parqués, fliqués, et au cœur d’une immense pompe à fric, le tout géré par une entreprise privée, un beau business! L’entrée y est 3 fois plus chère pour un étranger que pour un Chilien et obligation de dormir dans les campings payants… En gros, marcher 8 jours en « pleine nature » reviendrait à quasiment 100€ par personne… 6 jours de marche rapide nous ont donc suffit pour sortir à vive allure du Parc et du flot de touristes.

Nous retrouvons notre tandem et nous remontons en selle. Un bref passage à Puerto Natales, où nous aurons juste le temps de nous faire voler notre sacoche de guidon, avec évidemment plein d’objets précieux et tout notre électronique… Encore une étape qui nous apprend à relativiser sur le côté matériel des choses… Nous arrivons enfin à Punta Arenas, où nous filons randonner au Cabo Froward, qui restera sans aucun doute notre coup de cœur de la Patagonie.

Cabo Froward: pointe la plus Australe du continent Américain

Nous laissons Théolou chez une famille adorable, où nous passerons d’ailleurs quelques jours à notre retour. C’est parti pour 5 jours de rando, pendant lesquels nous croiserons seulement 10 personnes. Nous nous mettons dans la peau de Magellan ou Darwin, les premiers explorateurs, l’endroit est tellement sauvage que nos pieds ont l’impression de fouler ces terres les premiers… pointe la plus Australe du continent Américain

Mais au fait, c’est quoi le Cabo Froward?

C’est la pointe la plus au Sud du continent, attention, à ne pas confondre avec Ushuaia, situé sur la Terre de Feu, île souvent confondue avec le continent. On y accède par un sentier en aller-retour, qui débute à 60km au sud de Punta Arenas. Le chemin longe le Détroit de Magellan, il sillonne tantôt les plages, la végétation dense ou encore la Pampa boueuse.

Pour ce trekking, il faut tenir compte des marées, puisqu’il y a des rivières à traverser, dont 2 à marée basse, pour ne pas avoir à nager avec le sac sur le dos! Donc obligés d’attendre ou à l’inverse de se dépêcher pour rejoindre ces rivières. Enfin, le sentier est assez difficile, entre roches glissantes, terrain humide, ou encore cordes pour franchir des pentes verticales. Et oui, elles ne sont pas là uniquement pour la déco!

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Végétation Luxuriante

 

Nous laissons Théolou chez une famille adorable, où nous passerons d’ailleurs quelques jours à notre retour. C’est parti pour 5 jours de rando, pendant lesquels nous croiserons seulement 10 personnes. Nous nous mettons dans la peau de Magellan ou Darwin, les premiers explorateurs, l’endroit est tellement sauvage que nos pieds ont l’impression de fouler ces terres les premiers…

1 seul homme vit dans cette contrée reculée, il va une fois par mois en ville en bateau pour renouveler son stock de Whisky et Marijuana. Un pingouin lui tient compagnie. Allongé devant le poêle, il a été blessé le matin-même par un lion de mer, nous lui donnons quelques moules pour reprendre des forces…

Les animaux ne manquent pas ici, mais cette fois-ci nous n’avons pas eu le plaisir d’apprivoiser notre ami le Renard, quand celui-ci s’est invité dans la tente, pas par faim mais juste pour jouer, et l’a littéralement déchiré, en donnant même des coups de griffe sur nos matelas neufs…

Heureusement, nous avons eu la chance de voir des centaines de dauphins, des loutres, et le moment le plus intense des ces 5 jours fut de voir des baleines, dont une à moins de 500m de nous… Elle traverse lentement en sortant de l’eau suffisamment longtemps pour nous laisser le temps d’observer sa taille d’un quinzaine de mètres, qui rend les bateaux de pêcheurs minuscules, et d’entendre son bruit sourd lorsqu’elle émerge du détroit. Un instant magique , difficilement descriptible, nous regrettons de ne pas avoir de photos pour vous faire rêver avec nous…

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La pointe Sud

 

Enfin, la montée à la fameuse « Cruz de los Mares », raide, mais ça en vaut vraiment la peine! Bastien prend de l’avance, et quand Alexine atteint le sommet, elle aperçoit la croix, haute de 20m, et surtout Bastien au sommet!! Forcément…

Une grande émotion nous envahit, le fait d’être le plus au Sud possible, et surtout d’y être arrivés en vélo (quasiment!), depuis Quito et 13 000km… Une merveilleuse façon de terminer en beauté notre voyage en Amérique Latine…

Allez, on se répète, mais on recommande mille fois plus ce trek que les Torres, à bon entendeur!

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Abri de Luxe

 

Sur le départ…

Le retour à Punta Arenas se fait avec un temps magnifique, sans vent, nous passons quelques heures chez Ugo, à l’écouter chanter « Nathalie » de son accent catalan… Nous squattons dans une cabane de pêcheur abandonnée, pour 2 jours, sur la plage avec un bon plat de moules, fraichement ramassées à marée basse…

Grand départ demain, l’aventure continue au Colorado…

 

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Anecdotes Argentino-Chiliennes

CHILLAN (CHILE)-VILLA SANTA LUCIA (CHILE): 31/10/15 au 26/12/15

Que vous raconter d’original sur ces 15 derniers jours, qui nous semblent être des vacances… Après avoir cherché un point d’eau pendant 100km, cherché l’ombre d’un arbre durant plus de 3 mois sur l’Altiplano, et être allés à la rencontre des populations locales qui ne comprennent en rien notre envie de découverte, nous retrouvons ici une culture qui nous ressemble, tout devient plus simple, on pourrait presque se croire en France…

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Nos hôtes Chiliens

 

Nous n’allons pas vous faire le portrait de ce que vous connaissez tous, mais voici quand même quelques anecdotes qui font que le voyage à vélo et exceptionnel, riche en rencontres et chargé d’inattendu tous les jours.

 

8 Décembre: Chili, Plaza de Armas de Longavi

13h38: Ravis d’avoir une connexion Internet, nous sommes très occupés, un jeune vient nous parler et attend sagement que nous terminions
13h54: Il est toujours là, il nous semble un peu lourd
14h15: Nous visitons son terrain et dormons chez lui le soir, il est finalement adorable!

 Tand’un Rêve

9 Décembre: Chili, Panaméricaine, km 512

9h13: Vent de face, la journée va être longue
9h18: Même les Tractopelle nous doublent. On met le grand plateau, Bastien s’accroche au bras de la pelleteuse. La main pleine de graisse mais 20km de gagné, c’est toujours ça!

 Tand’un Rêve

10 Décembre: Chili, Curacautin, voie verte

18h05: Bastien coupe les cheveux d’Alexine

Tand’un Rêve

11 Décembre: Chili, Tunnel Los Raices

10h38: 5km sur une seule voie, pas possible et de toute façon interdit aux bicis
10h41: On demande de l’aide au Garde-barrière
10h41min20s: Démerdez-vous!!!
10h55: Théolou se hisse dans une dépanneuse et Alexine préfère lui tenir la main que de s’assoir sur la banquette

Tand’un Rêve

12 Décembre: Chili, territoire Mapuche, 1er coin de bois

1h24: Première approche de l’animal sauvage
1h26: Il s’empare de notre kilo d’avoine, c’est sûrement un cheval
3h12: Il traine la sacoche dans la poussière et met Théolou à terre
3h13: Bastien sort apprivoiser le renard affamé

Tand’un Rêve

12 Décembre: Argentine, Paso Icalma
*Traduit de l’Espagnol par Alexine Conti

12h59: TOC TOC TOC
– « Bonjour, est-ce possible de remplir nos bouteilles d’eau s’il vous plait?
– « Pas de problème, chaude ou froide? Vous êtes en vélo? Depuis combien de temps? Vous êtes d’où? Vous buvez du Maté? Vous voulez un maté? »
13h03: En moins de 5 minutes on se retrouve attablés à un vrai repas de chasseurs. Pas une goutte de maté, mais on ne repartira pas déshydratés pour autant!

Tand’un Rêve

14 Décembre: Argentine, Ripio entre Aluminé et Junin

10h10: 10 000 KM et photo souvenir!

Tand’un Rêve

 17 Décembre: Argentine, Rio Aluminé

18h11: Première truite pêchée
19h11: 5 truites attendent dans l’herbe, en 15 minutes elles sont vidées, grillées et dégustées!

Tand’un Rêve

18 Décembre: Argentine, Villa Angostura

16h41: Une famille d’Argentins nous photographie sous toutes les coutures
16h52: Fin de la séance photo

Tand’un Rêve

21 Décembre: Argentine, Parque Nacional Los Alerces

12h53: Entrée du parc, 24€ pour voir la nature, à vélo comme en voiture
23h19: Impossible de s’endormir à cause du groupe électrogène qui sert sans doute à éclairer les étoiles… On s’apercevra le lendemain que notre argent sert à goudronner la route traversant le parc. Parc national ou parc d’attractions?…

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23 Décembre: Argentine, Trevelin

12h13: On partage un repas avec Amir, cyclotouriste Israélien. Alexine lui donne des cours d’Espagnol, Bastien prend des cours d’Histoire/Géo.

Tand’un Rêve

25 Décembre: Chili, Futaleufu

2h05: BOUM, encore un matelas d’explosé, Joyeux Noël!!

Tand’un Rêve

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Kayak de Noel!

 

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Abri pour la pluie

 

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Thermos d’Aventuriers!

 

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Famille Argentine

 

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Hublot du ferry

 

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Sèche-linge!

 

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Eduardo

 

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Et les 10 000 km!

 

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Trucha

 

Comme vous voyez, à vélo on ne s’ennuie jamais, mais en ce moment les journées de pluie de Patagonie nous laisse le temps de la réflexion… La suite au prochain épisode!

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L’Argentine à vélo: Ruta Quaranta, tu ne nous y reprendras pas!

SALTA (ARGENTINA)-CHILLAN (CHILE): 30/10/15 au 05/12/15

Salta, Salta la Linda, nous laissera quand même un gout amer, amer comme le maté qu’on nous invite à boire si souvent.

Seules les retrouvailles avec Thélou qui nous rejoint un matin en taxi et les rencontres avec les différents touristes, voyageurs, baroudeurs, fétards et même tandaimeurs (Sandrine et Florent, leur blog: www.tour-du-monde-en-tandem.com) égayeront nos journées. Après 3 semaines, nous décidons de repartir.

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Nouveaux casques pour un nouveau look!

 

Mythique Route 40

On nous a tant vanté une vallée verdoyante, la Quebrada de los Conchas, où coule rios et où les perroquets sont les seuls maîtres des lieux. « Hermoso » mais bien trop court. Seulement 50km contre les 1500km de ligne droite qui nous attendent, et où tous les après-midi, le vent lève des nuages de sable qui finissent par masquer le soleil, tout en laissant une chaleur étouffante nous assoiffer.

 

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Quebrada de los Conchas

 

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Route 40

 

La monotonie s’installe, lever 5h, départ 6h30, à 14h nous nous réfugions déjà sous la tente et ses 50°C afin de se protéger des mouches mais pas du soleil.

Seul Rafal, baroudeur Polonais nous redonne le sourire le temps d’un déjeuner. Lui sait se satisfaire de la lenteur et de ces paysages si statiques: on a encore à apprendre…

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Avec Rafal

 

Paso Pehuenche, on t’attendait!

Pour nous, direction le Chili, enfin un col: le Pehuenche. Nous en profitons pour se faire offrir un repas par les hommes qui bossent dur pour asphalter les montagnes, et pas des moindre, boeuf bourguignon s’il vous plaît « Cuidado mucho jugito »! Trop cool ces Argentins!!

Au col, nous en prenons plein les yeux, mais pas que: le vent nous giffle à nouveau de flocons transformés en gros grains de glace, qui ne sont pas prêts de fondre. Après 2km à pousser Théolou, nous nous réfugions entre 2 chasses-neige en sommeil sous un hangar, ouf, il est déja 20h!

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Paso Pehuenche enneigé

 

Dernière étape avant le Chili: la douane

Nous sommes accueillis par un douanier ingras qui se met à vider sans scrupule nos sacoches. Il étale tout sur sa table, déballe tout sans précaution sous nos yeux, une torture! Il nous prive de miel, ail, noix de muscade, il pense sans doute éradiquer toutes les maladies extérieures avec cette méthode. Mais pour cette fois, c’est raté, Bastien se jette dans la poubelle, nous récupérons tout, un signe rapide au douanier, et en route vers le Printemps, enfin!

Encore un Printemps

Nous retrouvons enfin des paysages et un climat comparables à la France. Tous ces lacs sont si accueillants que nous y resterons 2 jours. Au programme: pêche, barbecues et même un peu de nage pour se laver! Enfin un lieu qui donne envie de s’allonger dans l’herbe, sans crainte de voir mygale, serpent, pirahnas, vent qui emporte nos affaires, froid qui gèle nos réserves d’eau, bref, de vraies vacances!

 

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Abri de fortune

 

Nous faisons un stop à Chillan, (chez les parents de Luz, rencontrée à La Paz alors qu’elle remontait au Mexique) pour récupérer un colis de France avec matos de vélo, et oui, Théolou a besoin d’une remise en forme! Problème depuis 10 jours: « colis en cours de dédouanement », Thélou attendra.

Départ lundi, après un dernier asado avec Eliana et Jaime, direction la Patagonie et sa liberté de penser…

 

P.S: Toutes les photos sont ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/with/23391941241/ , et en accès direct sur le blog.

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Une journée vue par Théolou

Bonjour, je m’appelle Théolou, j’ai maintenant 8 mois et je parcoure déjà le monde à un rythme effréné. Ca vous fait sans doute rêver, moi je ne l’ai pas choisi.

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C’est moi!

 

Les yeux à peine ouverts, Bastien me prend pour une mule à m’accrocher tous les matins 80kg de sacoches et Alexine me laisse dormir dehors par tous les temps sans même un « Bonne nuit »!! Leurs récits et photos vous font rêver, moi je vous raconte tout, je vous dévoile l’envers du décor…

Ils me réveillent à 6h du mat’, dans la nuit et le froid, mais pas de ptit déj’ pour moi, j’ai juste le droit à une goutte d’huile sur les genoux et de temps en temps un coup de serviette sur la goule. Quoique, je n’ai pas à me plaindre, je prend sûrement plus de douches qu’eux! Aussitôt avalés leurs cafés, ils me sautent sur le dos.

Ils discutent de tout et n’importe quoi, beaucoup de leurs familles, qu’ils trouvent encore plus géniales que le voyage, j’en aurais presque la larme à l’œil… Ils ne se préoccupent pas de moi, mais j’arrive quand même à entendre quelques compliments: « Il va quand même bien dans le sable, il est quand même solide »… En plus, ils doutaient de moi! Pour me faire vite oublier ces compliments, Bastien me fait grincer les dents à chaque passage de vitesse douloureux.

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Photo de Famille

 

Enfin la pause de midi, voilà déjà 3km qu’ils me traînent dans le sable, moi je me serais bien arrêté plus tôt. Ils m’appuient contre un arbre pour que je souffle un peu. Ils font parfois la sieste pour oublier la fatigue, moi je joue tout seul dans la poussière en plein soleil.

L’après-midi est souvent propice aux rencontres, de temps en temps, je retrouve un compagnon, ça fait du bien de pédaler à plusieurs. Et quand ce sont les locaux, c’est le défilé de questions, on me dévisage, m’épie, me prend en photo, je suis toujours la star!

Encore quelques kilomètres et j’emmène Alexine et Bastien se reposer dans un coin paisible. On passe devant un hôtel, mais ça c’est hors budget, de toute façon, nous on préfère la nature. Je prend toujours la meilleure place pour le bivouac, à la belle étoile bien sûr, pour une nuit de repos bien méritée, demain on se lève encore aux aurores…

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Je vois quand même de beaux paysages…

L’Argentine à vélo: Un mois de repos… forcé!

SAN PEDRO DE ATACAMA (CHILE)-SALTA (ARGENTINA): 14/10/15 au 29/10/15

A bientôt le Chili

Le départ de San Pedro est dur, tout comme nos jambes pas encore remises de ce dernier mois intense. Nous improvisons un bivouac à 15h dans un champs… d’épines! Verdict: en 100m, 9 trous sur la roue avant et 2 sur l’arrière, la remorque est épargnée! Pour fêter nos 7500km, j’en profite pour changer le premier pneu du voyage… Nous ne repartirons que le lendemain matin pour nous élever à nouveau jusqu’à 4 700m.

Satané PASO SICO

Frontière entre Chili et Argentine, le PASO SICO, encore un nom que j’ai lu plus d’une fois à travers ce foutu porte-carte.

Lundi 19 Octobre, ah, ce lundi pluvieux, neigeux, un vent à ne pas en croire nos yeux (certains diraient à écorner les boeufs!), nous accrochons simplement les casques sur les sacoches, nous enfilons gants, bonnets, serrons la capuche par dessus, nous voilà prêts à en découdre avec une journée presque habituelle. De toute façon, aucun abri à l’horizon, pas d’autre choix que d’avancer pour espérer se ravitailler d’ici ce soir.

2 km et déja 15 minutes que je crie sur Alexine: « Le vent vient de la droite, alors tu vas te pencher à droite, bordel! »

Nous continuons en silence dans le vacarme qui nous ébranle… Poste frontière factice Chilien, sans un mot les Carabineros nous laissent nous débattre avec Théolou en direction du No man’s Land qu’est en ce moment le Paso Sico, fermé depuis 2 jours. Ils m’ont sans doute pris pour Superman pour omettre ce détail…

Enfin une montée, je jubile, au lieu de changer les vitesses, j’attends les rafales, ça c’est le pied. Pause photo, que nous ne ferons d’ailleurs pas, Alexine ne parvient pas à tenir le vélo toute seule…

La descente, sur piste poussiérieuse, 90 km/h, même pas peur, une rafale de plus me souffle dans l’oreille, je saute sur les freins, 70km/h c’est plus raisonnable, de toute façon en dessous, nous ne tenons pas l’équilibre. Théolou s’essoufle, je déballe toute ma technique, mais la nature est toujours la plus forte…

Théolou se vrille sous le poids de ce foutu vent, 150m d’embardée, je résiste comme je peux, mais malheureusement je ne suis pas Superman… Nous nous faisons littéralement projeter en contrebas de la route. Je me relève difficilement à plus de 20m du vélo et hurle: « T’es où, t’es où??? » Pas de réponse, j’aperçois Alexine coincée entre remorque et vélo.

Tout est arraché sur le vélo, cette affreuse tempête giffle encore nos visages en sang dans ce décor de rêve ravagé par notre cauchemar. J’installe un « camp de survie » avec matelas, couverture, bâche… S’ensuit une interminable attente durant laquelle je vois nos affaires balayées et s’envoler avec le vent… Nous sommes pris en charge 300km plus loin, 3 000m plus bas à Salta, lieu de l’hôpital le plus proche.

Verdict: Une nuit aux urgences, seulement une clavicule cassée pour Alexine (Nico B. pas de commentaire!!) et pour moi quelques ligaments étirés et un genou bien enflé, tant que c’est pas les chevilles…!

Pas de panique, aujourd’hui tout va bien, nous serons prêts à repartir d’ici 15 jours avec 2 nouveaux casques flambant neufs!

On ne remerciera jamais assez Laetitia et David, pour leur aide, leur soutien et leur présence… (Leur blog: https://letandemetlesandes.wordpress.com/).

Bastien

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Rééducation active

 

P.S: On vous épargne les photos, ce n’est pas le plus intéressant

La Bolivie à vélo: Un mois à couper le souffle dans le Sud Lipez

LA PAZ-SAN PEDRO DE ATACAMA: 20/09/15 au 14/10/15

Après la séance photo du dimanche matin, nous finissons par nous élancer à 6 sur l’autopista, complètement différente de ce qu’on avait pu voir il y a 1 semaine, aujourd’hui nous n’évitons plus les collectivos, mais les poussettes, les vélos et skateboard qui dévalent tous à contresens!

Rencontre a La Paz

Dernier repas a 6

2 tandems sur la route

Luz et Sylvain se dirigent vers le Nord, pendant que nous nous mettons en route, vent dans le nez et relais appuyés, les 2 tandems avalent les kilomètres. Nous avons voyagé 15 jours à 4 (ou 6!) avec Laëtitia, David et Tortuga. Nous apprenons à voyager à plusieurs, notre rythme est chamboulé, quoique, nous avons quasiment le même. Chacun organise sa journée comme il le sent, mais au final, nous nous retrouvons toujours au bon moment pour partager les repas et le bivouac! Ces 2 semaines nous font faire des zigzags entre Bolivie et Chili (volcans, autruches, flamands roses, vigognes, sources d’eau chaude, toujours une bonne excuse pour faire une pause!) qui nous permettent au passage de récupérer 30 jours pour la suite Bolivienne.

Enfin la douche chaude

Enfin la douche chaude

Fête du Printemps

Dans le parc du Sajama, nous nous faisons héberger dans une école pour y fêter le Printemps (et oui nous sommes bien dans l’hémisphère Sud !) avec les profs, à base de d’alcool à 96°C (potable s´il vous plait !) et de musique! A chaque verre, nous rendons hommage à Pachamama, mère nature, en jetant la moitié du verre par terre et en criant « Ayaya »!

Laetitia et Alexine

Laetitia et Alexine

David et Bastien

David et Bastien

Théolou mange salé!

Nous remettons nos crampons sur le sel du salar de Coipasa et bien sûr celui d’Uyuni sur lequel nous irons jusqu’à planter les sardines grâce à une pierre récupérée la veille sur la terre ferme! En gros, un salar, c’est un désert de sel, blanc, effet miroir en saison des pluies, un vent sec et glacial qui nous assèche la peau, mais surtout, aucune paire de lunettes n’y résistent, vous aussi vous en auriez les larmes aux yeux… Un de nos rêves s’est réalisé…

Va falloir sortir la boussole!

Va falloir sortir la boussole!

Nous prenons le temps d’un repos et d’un ravito à San Juan, nous en profitons pour cuisiner pour les premiers jours dans le désert, mais déja plus d’aliments frais ici, les fruits et légumes sont en conserve… 15 kg de nourriture dont 10kg de purée en flocons, nous voilà partis pour le Sud Lipez!

Sud Lipez: des paysages à couper le souffle

Nous sommes très rapidement dans l’ambiance, ravitaillement en eau dans un vieux wagon militaire perdu ici depuis… Celle-là on ne la boira que bouillie, finalement elle sera bien meilleure que l’eau salée que l’on boira pendant 2 jours !! Ça tombe bien, nous oscillons entre 4200m et 4900m d’altitude (on pédale au-dessus du Mont-Blanc!), nous aurons bien besoin d’eau chaude! Les premiers kilomètres nous font peur, 3km à pousser dans le sable, qui seront heureusement les seuls…

Enfin de l'eau!

Enfin de l’eau!

Volcans à plus de 6000m taillés à la serpe, lagunas de toutes les couleurs (rouge à bleu turquoise), déserts  de sables, passage technique dans les cailloux… des paysages à couper le souffle mais pas à stopper le vent! Celui-ci nous glace et nous vaut des températures équivalentes à -20°C, en plein jour. Il suffit que le soleil n’apparaisse pas et que la neige commence à tomber, pour forcer le contact et nous faire héberger gratuitement dans un superbe hôtel, au bord d’une laguna remplie de flamands roses… Nous finissons les restes du ptit déj’ des touristes en 4X4, et repartons le ventre bien rempli et les poches aussi! Ça change tout de voyager à vélo!

...

7 jours de vent délirant, à nous faire perdre l’équilibre et ensabler Théolou jusqu’aux roues… Heureusement, la nature nous réserve des surprises, quand après 8h de vélo dans le froid, nous plongeons dans une eau à 40°C avec le coucher de soleil en prime!

Enfin a l'abri du vent!

Enfin a l’abri du vent!

Premier jour de neige

Premier jour de neige

Notre dernier jour dans le Sud Lipez nous donne l’occasion d’aller grimper sur le volcan Licancabur, dont l’ascension se fait apparemment sans matériel. Seul problème, arrivés à 200 m du sommet, soit 5700m d’altitude, le chemin n’existe plus, nous ne pouvons pas monter plus haut. La vue sur la Laguna Verde efface notre déception, c’est magnifique…

Laguna Verde

Laguna Verde

Le Sud Lipez nous a permis de découvrir des paysages plus exceptionnels les uns que les autres, rendus plus forts quand on les cotoie en vélo.

San Pedro de Atacama

Nous retrouvons nos amis en tandem à la frontière Chilienne, Théolou et Tortuga s’en donneront à coeur joie dans la descente qui les mènera 2000m plus bas et 15°C de plus jusqu’à San Pedro de Atacama, oasis au milieu du désert… Nous courrons acheter des légumes, en oubliant presque de faire tamponner nos passeports, là où nous repasserons dans quelques jours pour la sortie direction l’Argentine par le Paso Sico.

La Bolivie à vélo: Le tandem prend l’eau!

PUNO-LA PAZ: 02/09/15 au 19/09/15

Modification du précédent article: le lac Titicaca, c’est quand même chouette!!!

Bienvenidos en Bolivia
2 jours de pédalage pour atteindre la frontière bolivienne depuis Puno, nous changeons d’avis après un bivouac exceptionnel au bord du lac, où nous apercevons enfin la Cordillera Real, le réveil glacé intensifie la beauté des paysages. Entre piscicultures et ceviche (poisson cru), nous entrons sur le sol bolivien par Kasani (seulement 30 jours, va falloir appuyer sur les pédales!), situé à 8km de Copacabana, sortez vos cartes, et non nous ne sommes pas au Brésil, mais bien en Bolivie, et ce village mérite tout autant d’être connu! Nous y recroiserons d’ailleurs le couple de Canadiens en Camper recontrés au Pérou, le monde est petit!

La plage de Copacabana et ses pédalos à tête de Donald nous donnent envie d’explorer les îles. Nous partons donc pour 3 jours direction la Isla del Sol, en kayak, pour muscler les pectoraux qui n’ont pas travaillé depuis quelques mois!

Brésil ou Bolivie?

Brésil ou Bolivie?

Jour 1: l’île du Soleil porte mal son nom, orage et pluie à partir de 14h
Jour 2: l’île du Soleil porte bien son nom, coups de soleil avant 14h
Jour 3: 3 jours nous suffisent pour comprendre qu’on préfère pédaler que ramer

Bref, 3 jours merveilleux sur l’eau où nous ne croisons personne, pourtant cette fois-ci nous avons fait la visite dans le bon sens! Est-ce nous où le moyen de transport choisi, mais les flashs fusent des bateaux!

La Paz, capitale la plus haute du monde (entre 3500m et 4100m)
Après avoir quitté le lac Titicaca, nous avons, pour une fois, hâte d’arriver en ville, capitale qui n’est pas si folle que ce que l’on raconte, nous commencons sûrement à nous habituer à tout ce brouhaha depuis 5 mois. Seuls les vieux bus et les drapeaux colorés des Indigènes nous rappellent que nous ne sommes pas à Paris. Les 600 mètres de dénivelé entre le centre de la Paz et les hauteurs (El Alto) font de la ville qu’il y a une différence de 10°C entre le haut et le bas, on pourrait se croire en station grâce au téléphérique qui relie ces 2 parties.

La Paz vue de El Alto

La Paz vue de El Alto

Le jour de notre arrivé à La Paz, nous croisons tous les cyclistes sortant de la fameuse Casa de Ciclistas, et nous récupérons même les clés oubliées par 3 Argentins dans un fond de sacoche! Après 15km d’euphorie sur une descente entre les milliers de collectivos, de bus et de taxis, nous arrivons en plein centre, à la Casa. Nous sommes accueillis dans cette espèce d’auberge espagnole, super ambiance entre voyageurs à vélo du monde entier. Nous nous exerçons à parler anglais, espagnol et allemand en une seule phrase!

Encore du bateau, mais cette fois-ci avec chauffeur!
La Paz nous donne l’occasion de laisser les montagnes derrière nous pour quelques jours, nous souhaitons revoir l’Amazonie avant de la quitter définitivement. Nous laissons Théolou en bonne compagnie entre tandem semi-couché et vélos de toute sorte mais chargés d’histoire, pendant que nous prenons le bus direction Guanay où nous espérons trouver un bateau pour nous enfoncer un peu plus dans ces forêts qui nous intriguent tant.

Le soleil se couche et la nature s'éveille

Le soleil se couche et la nature s’éveille

Après une nuit hébergés dans un dortoir communautaire, hébergement pour les personnes des communautés alentours, venues vendre leurs productions (fruits ou poissons) dans le village, nous trouvons après plusieurs négociations, un bateau qui nous emmènera à Rurrenabaque. 3 jours pendant lesquels nous découvrons les forêts de nuit, les perroquets au coucher du soleil, les tortues, l’odeur des cochons sauvages, les arbres qui marchent (ils font la course avec les tortugas!) et les nuits à la belle étoile (pour une fois on a pas froid!!), tout près des traces du jaguar passé il y a 3 jours…
Rurrenabaque, la chaleur nous étouffe et les bus n’arrivent pas à venir jusque là, en cause la route est bloquée, nous courrons retrouver Aquiles pour remonter le Rio en 14h non-stop.

La beauté de la Selva

La beauté de la Selva

Retour à la maison!
Retour à La Paz après une nuit mouvementée, nous avons le mal de mer en bus! Nous réveillons (avec joie!) notre famille de cyclistes, nous prévoyons un bon repas pour fêter notre départ groupé dimanche matin, seule journée où les vélos peuvent se faufiler entre les voitures… En guise d’apéro: point carte sur les salars et le Sud Lipez qui nous fait tant rêver mais que nous appréhendons tous…

Santé

VACCINS
– Rage: 3 injections
– Fièvre jaune
– Tyavax: fièvre Typhoïde et Hépatite A
– Rappel DTP à jour

Nous avons choisi de ne pas prendre de traitement pour le Paludisme, car toutes les zones ne sont pas risquées et nous avons fait assez de vaccins en 2 mois avant le départ!

 

ASSURANCE VOYAGE
Durant les 3 premiers mois, nous n’avons pas pris d’assurance car nous étions couverts avec la Carte Gold avec laquelle nous avons payé les billets d’avion.
Ensuite nous avons choisi CHAPKA DIRECT ASSURANCE, la formule CAP AVENTURE, qui a l’air très correcte niveau rapport qualité/prix.

81€/mois pour la formule couple (112€/mois pour USA et Canada)

Le Pérou à vélo: Les Incas n’ont pas fait que le MACCHU PICHU!!

HUANCAYO-PUNO 06/08/15 au 01/09/15

Quand Gringo rime avec Dinero

Pierre sculptée de Saywite (carte Inca!)

Pierre sculptée de Saywite (carte Inca!)

Départ de Huancayo, où les locaux nous prennent pour des machines à sous… Des enfants courent vers nous en nous criant « Platita, Platita » et en tendant la main. Nous leur demandons ce qu’ils ont à nous vendre, au moins ça coupe court à leur requête! Pire que les enfants, un homme nous demande 10 soles pour dormir sur un coin plat en prétendant que c’est son terrain, juste pour taxer quelques soles aux touristes…, de toute façon le champs d’après était mieux! Rassurez-vous, c’est loin d’être une généralité dans le pays.

CHOQUEQUIRAO: PREMIERE

Après avoir visité la jolie ville d’Ayacucho, nous continuons notre route pour nous arrêter au village de Cachora, d’où nous comptons nous rendre sur le site Inca de Choquequirao. Nous n’en avons pas vraiment entendu parler mais c’est indiqué sur notre carte, et après s’être renseigné auprès d’un office de tourisme (où nous avons pour une fois obtenu de très bonnes informations!), nous décidons d’aller découvrir le 2ème site Inca après le Macchu Pichu.

Cachora

Cachora

Sur la route de Cusco, à 100km avant la capitale Inca, nous prenons donc le chemin de Cachora, petit village d’environ 200 habitants, d’où part la randonnée pour se rendre à Choquequirao. Nous essayons de trouver des infos dans le village pour préparer notre trek, celles-ci sont glanées à droite à gauche dans les tiendas et dans la rue. Nous découvrons qu’il y a des campings, choses rarissime au Pérou!) Nous entrons chez Celestino et Ceferina, qui nous guident et nous indiquent que nous pouvons faire les 10 premiers kilomètres à vélo, jusqu’au au Mirador, sur un chemin accessible en voiture. Nous décidons donc d’aller y passer la nuit et de partir randonner le lendemain matin.

Mais ça ne se passera pas vraiment comme prévu, Alexine passe ENCORE la nuit aux toilettes, (ou plutôt dans le champs), avec en prime une forte fièvre… Impossible d’aller marcher le lendemain, Bastien est obligé de rentrer seul au village avec Théolou pendant qu’ Alexine se fait ramener en voiture. Elle se réfugie chez Celestino et Ceferina, qui s’occupent d’elle comme de vrais parents et la soignent à base de Maté. Des personnes formidables… Pendant ces 2 jours, Bastien en profite pour se ballader et boire de la Chicha (alcool de Maïs fermenté) sur tous les chantiers du village!

CHOQUEQUIRAO: DEUXIEME

Nous allons en décevoir plus d’un mais: NOUS NE SOMMES PAS ALLES AU MACCHU PICHU!! On vous explique pourquoi…

Bon alors, qu’est-ce que CHOQUEQUIRAO et comment qu’on fait pour aller visiter ce fameux site?!

Désolés, tout ne rentre pas sur une photo!

Désolés, tout ne rentre pas sur une photo!

Les ruines Incas qui signifient en Quechua « Berceau de l’or » sont situées à 3100 mètres d’altitude et s’étagent à flanc de montagne, en surplomb du fleuve Apurimac. Tout autour se dessinent des sommets enneigés, dont les plus hauts culminent à plus de 6 500m, dont le Salkantay. Certains pensent que ce serait le refuge des derniers Incas.
Le site est accessible uniquement à pied, à minimum 3 jours de marche depuis le village de Cachora. Il y a 50 km de marche et environ 3800 mètres de D+, en comptant la visite. Une grande descente de 1500m et la même montée en face, le retour se fait par le même chemin.

Les ruines sont étendues sur au moins 30 hectares et 800 mètres de dénivelé et s’étalent sur 5 sites visibles à ce jour, en effet, seul 30% du site est défriché (selon les archéologues, les ruines entières seraient plus grandes que le Macchu Pichu). Les marches en contrebas pour les cultures, la cité administrative, la place centrale, au dessus le lieu de culte à l’eau. Sur l’autre versant de montagne, exposé plein sud, les marches avec les lamas afin de vénérer cet animal sacré. La grandeur du site est impressionnante, et ses pierres magnifiquement taillées.

Etonnant...

Etonnant…

Bref, un site remarquable et peu connu, pour sortir des sentiers battus et faire une rando sympa. Enorme atout et c’est pour ça qu’on a choisi CHOQUEQUIRAO et pas le MACCHU PICHU, la moyenne des visiteurs par jour est de 5 personnes, contre 2500… Nous étions une quizaine environ à profiter des ruines, et si vous êtes un peu insociables comme nous, faîtes la visite en commençant par le bas, vous ne croiserez personne! En plus, tout ce qu’il y autour est resté très authentique, tout le contraire de l’une des 7 merveilles du monde… Et le prix est aussi une très bonne raison de s’y rendre, seulement 37 soles l’entrée, soit une 10aine d’Euros… Le bon plan pour ceux qui fuient la foule. Encore une excellente raison, Cachora est un village vraiment charmant, avec des personnes très aimables.

P.S: SURTOUT, n’allez pas à l’hôtel/camping CASONA OCAMPO, le gérant est totalement fou, nous nous sommes fait hurler dessus pendant 1 heure car nous avons osé mangé sur une table…

Cusco, capitale Inca

Après cette halte très sympathique, nous nous dirigeons maintenant vers Cusco. Nous prenons le temps de nous arrêter à Saywite (prononcer Saillewité), un énième site où l’on trouve une pierre gravée de tous les sites Incas de la région, impressionnant!
En cherchant notre bivouac le soir même, nous voyons débarquer 4 gars en vélo, 3 Italiens et 1 Argentin, seuls 2 sont partis ensemble en voyage, et ils se sont trouvés pour un ptit bout de route. Cuisine au feu de bois, on adore mais pas la gamelle!

Cyclo-voyageurs

Cyclo-voyageurs

Nous arrivons enfin dans cette grande et jolie ville, où nous arpentons les petites rues pavées pour trouver un hôtel. Nous irons à « Let’s go Bananas », ça annonce tout de suite la couleur, un endroit pour dormir plutôt qu’un hôtel, un peu hyppie, lieu de rencontre de tous les jeunes routards Sud-Américains. Bref, pas cher, à 2 pas de la Plaza de Armas, et nous avons pu prendre au moins une douche chaude! Et le top, nous avons trouvé des bouquins en Français, et le guide du routard Pérou-Bolivie, qui est finalement bien utile et très intérressant.

Bon Cusco, c’est joli, mais ça reste une ville, et comme vous le savez nous ne sommes jamais très fans. Personne la-bas n’est de Cusco, à part la bière, la Cusqueña! Il n’y a donc que des touristes partout, et des gens qui nous sautent dessus sur la place centrale pour nous vendre bonnets Péruviens ou lunettes de soleil… Tout y est cher, les restos où l’on peut manger pizzas et hamburgers et les visites des sites alentours. Nous visiterons le musée Inca, pour tenter d’en apprendre un peu plus sur cette civilisation.

Cusco sera aussi l’occasion de faire un peu de tri dans nos affaires, nous trouvons un magasin où échanger quelques vêtements et matos de camping, contre des affaires neuves, comme un chapeau, ou un nouveau drap de soie.

Direction le lac Titicaca

Encore un bel endroit pour poser sa maison

Encore un bel endroit pour poser sa maison

Au bout de 3 jours en ville, nous commençons à taper du pied, et nous remontons en selle pour prendre la route de Puno et du lac. Route d’ailleurs très jolie, bordée de nombreux sites Incas (et oui encore eux!), le village d’Andahuaylillas, Pikillacta, le temple de Viracocha… Nous nous amusons beaucoup avec le nouveau jouet que nous avons offert à Théolou, ou plutôt récupéré par terre: la fleur qui tourne au vent!
S’en suit 300km dans une immense plaine à 3900m d’altitude, complètement désertique, sans arbre, où rien ne pousse, seuls quelques lamas essaient de brouter l’herbe brulée par le froid et le soleil rigoureux de l’hiver. Les nuits sont fraiches (entre -5 et -10°C) et les journées ensoleillées.

PachaMama, toujours aussi époustouflante...

PachaMama, toujours aussi époustouflante…

Après 8 jours de vent glacial (forcément de face!), nous découvrons le lac Titicaca, plus haut lac naviguable du monde, mais pas vraiment petit lac de montagne, un mélange entre Camargue et lac Léman, beau mais rien à envier à Annecy!

Lever du soleil sur le lac

Lever du soleil sur le lac

Dans 2 jours la Bolivie, nous en profitons pour écouler nos derniers soles en fromage et chocolat!

P.S: Déja 5700km dans les jambes, ce n’est pas notre objectif principal, mais nous regardons quand même le compteur tous les jours!

Le Pérou à vélo: Enfin on avance!!

POMABAMBA-HUANCAYO: 18/07/15 au 05/08/15

Retrouvailles

Retour à Pomabamba, mais cette fois-ci à 3… En effet, la vie nous réserve des surprises, en passant le portail de l’hôtel, nous apercevons un vélo jaune qui nous rappelle quelque chose… Mais oui, bien sûr, c’est Gorg, le voyageur allemand croisé en Equateur il y a 1 mois et demi! Nous lui sautons dans les bras, ravis de revoir un visage connu. Nous partageons petit-déjeuner et lavage des vélos dans la cour de l’hôtel. Gorg nous devance alors que nous décidons de rester une journée de plus pour… regarder le TOUR DE FRANCE! Départ prévu le lendemain. Après avoir fait un point carte, la suite nous semble bien plus simple que ce que nous venons de faire.

La vie sur la route

Départ de Pomabamba où nous continuons de longer la magnifique Cordillera Blanca à travers cultures, villages, rios, de vraies vacances! Nous n’avions juste pas imaginé qu’on se retrouverait encore sur 300 km de trocha, ce chemin est encore plus cassant que les kilomètres précédents…

D’ailleurs, nous nous servons de ces rios en guise de douche tous les après-midis, quand le soleil nous réchauffe encore de ses rayons. Ca tombe bien, nous avons le choix, nous en croisons tous les 1/4 d’heure.

Méditation le temps d'une crevaison...

Méditation le temps d’une crevaison…

A San Marcos, nous nous apercevons que l’être humain peut être bon ou mauvais partout dans le monde. Pour jouer avec les Gringos, un taxi péruvien nous pousse à coup de pare-choc pour nous faire tomber, nous évitons de justesse de passer sous ses roues, alors qu’il nous double en riant à pleine goule! La rue d’après, alors que nous avons plus qu’envie de sortir de cette ville, un commerçant nous offre quantité de fruits et légumes, il a vraiment le coeur sur la main. Et pour midi, on nous offrira le repas… Comme quoi, il ne faut pas avoir d’a priori!!

Tunnel

Tunnel

Antamina

Après ces aventures à San Marcos, en avant pour Antamina, 3000 mètres de D+ en 40km, cela nous prendra 2 jours et la deuxième journée sera des plus difficile. 2ème jour, après un départ tardif, (l’altitude commence à faire des siennes), nous nous retrouvons dans une série de lacets, coincés entre 2 immenses mines, l’une de cuivre et l’autre de charbon, nous n’avons pas d’autre choix que d’avancer. Montée pénible à 4600 mètres, il est 17H30, il fait très froid, Alexine est malade… Encore 15km et voila que nous sommes toujours en plein milieu de la mine entre les buldozers hauts comme des immeubles de 2 étages et les bus du personnel qui ramènent tout le monde au chaud.

Antamina: mine de cuivre

Antamina: mine de cuivre

Nous distinguons dans la nuit quelques lumières émanant d’un groupe de préfabriqués, Bastien déballe alors tout son vocabulaire d’Espagnol: « Mi mujer es malo!! ». Nous ameutons tous les gens des bureaux, ils ont l’air d’avoir compris, à moins que ça ne soit juste à voir la tête d’Alexine qu’ils nous ouvrent grand les portes des bureaux, premier endroit chauffé que l’on voit depuis très longtemps. A peine assise, Alexine se retrouve avec soupe de poulet, café et couverture, pendant que Bastien fait le tour des bâtiments pour discuter et comprendre un peu mieux le fonctionnement de cette mine.

Antamina est la plus grande mine de cuivre d’Amérique Latine, elle emploie 5000 personnes qui vivent sur place. Elle s’etend de 4200 à 5000 mètres d’altidude, les employés travaillent 21 jours pour seulement 7 jours de repos, sachant qu’il faut 1 journée pour redescendre sur la première route d’accès.

Réveil après une bonne nuit au chaud, nous repartons avec un stock de nourriture, façon ration militaire, il y en a tellement, ça ne rentre pas dans les sacoches, merci au groupe du service de la gestion de l’eau d’Antamina.

Arrivée à la ville

Enfin une grande descente nous attend pour atteindre Huanuco. Au fur et à mesure des kilomètres, nous enlevons doudounes, polaires et gants… pour finir à 1800 mètres, là où il n’y a pas de saison et où il fait la même température toute l’année, les Incas vous diraient que c’est le meilleur climat du monde…

Le 28 et 29 Juillet, alors que les Péruviens fêtent l’Indépendance du Pérou, nous nous fêtons la fin de la Cordillera Blanca, magnifique mais éprouvante. Nous passons 3 jours chez Midori et sa famille, qui nous accueillent en Warmshowers, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la vie politique et sociale du Pérou, ainsi que sur la vie des Incas.

La plaine de Junin

Départ de Huanuco en direction du lac de Junin, les sacoches remplies de biscochos (brioches) et de bananes offerts par nos hôtes. Et là, surprise, une belle route groudronnée nous attend, ça sent la capitale pas loin!

Unique voie ferrée marchande du Pérou (LIMA-CERRO DE PASCO)

Unique voie ferrée marchande du Pérou (LIMA-CERRO DE PASCO)

Gelée matinale à 4100 mètres... JUNIN

Gelée matinale à 4100 mètres… JUNIN

Arrivée à 4300 mètres avec vue sur la plaine et le lac de Junin, majestueux. La plaine s’étend sur 80km de long et 40km de large. Nous sommes émerveillés par cet endroit, nous avions révé des montagnes et des hauts sommets, mais nous ne nous attendions pas à découvrir un tel paysage à cette altidude, et pourtant c’est à couper le souffle… Rien n’y pousse et les quelques cheminées sont alimentées par les bouses de vaches séchées. Nous verrons d’ailleurs nos premiers flamands roses, ou plutôt les deuxièmes, après ceux du zoo de La Palmyre! Pas compliqué de trouver un coin plat pour le bivouac, en même temps il y fait tellement froid que nous sommes les seuls à monter la tente. Nous comprenons mieux pourquoi, la tente est recouverte de glace au petit matin, magnifique cette étendue toute blanche…

Enfin des vrais!

Enfin des vrais!

Grande descente plutôt rapide mais pas très intéressante pour arriver à Huancayo, beaucoup de camions et de bus qui nous frôlent. Immersion dans une très grande ville depuis 2 mois, et nous y restons juste le temps de vous donner des nouvelles.

Demain, nous reprenons la route en direction d’Ayacucho, enfin si nous arrivons à la trouver, car ici, impossible pour les habitants de nous indiquer le Nord et le Sud, mais heureusement, le soleil est là!